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mardi 31 janvier 2017

Trail blanc des Gabelous à Mijoux - 7km dans la neige avec une belle surprise au départ...



Me revoilà pour vous compter mes dernières aventures et notamment celle de ma course du jour au Challenge des Gabelous à Mijoux, dans le massif du Jura.



A priori, on ne va pas à Mijoux au hasard. Soit on est originaire du coin, soit on vient skier ou soit on vient visiter la bijouterie Trabbia Vuillermoz au centre du village... Il faut dire que ce petit village niché dans la vallée de la Valserine, au pied du col de la Faucille et du Mont Rond, peut un peu rebuter au premier abord. Il y fait globalement froid, les activités sont peu nombreuses et la neige souvent tenace. Mais lorsque l'on s'aventure dans les grandes forêts de Mélèzes qui entourent le village ou que l'on grimpe jusqu'au sommet du Mont Rond, on est saisi par la beauté et la tranquillité des lieux. Mijoux c'est un havre de tranquillité avec, en bonus, du super bon fromage.



Chartrousaine d'origine, c'est ce gros malin de cupidon qui m'a poussé à découvrir ce lieu reculé de la France et proche de la Suisse, par le biais d'un grand gaillard "made in Mijoux", élevé au Comté et au bleu de Gex.

Bref ! Me voilà inscrite sur le 7 km du Challenge des Gabelous car, après réflexion, il ne semblait pas vraiment raisonnable de partir pour les 15 km du long parcours.


Sur la ligne de départ j'ai retrouvé Laurent alias Lolo Trail, du blog du même nom, qui partait lui pour le 15km avec, comme toujours, le smile qui le caractérise.



C'est à 10h que les premiers participants se sont élancés. Deux jeunes porteurs de handicaps étaient installés dans des joëlettes, elles-mêmes tirées et poussées par des personnes valides. Une belle démonstration du dicton "Ensemble on est plus fort" ! Jojo, installé dans sa nacelle avait le sourire jusqu'aux oreilles.




Le sas n°1 des coureurs du 7 km s'est ensuite élancé, puis le sas n°2. Le parcours débutait par une montée sèche de 500 m sur une piste de ski rouge ! Pas facile de se mettre en jambe avec une difficulté pareille, mais c'était marrant de se retrouver tous à la queueleuleu dans la neige molle. Idem pour la descente, avec de belles glissades à la clés.



La suite du parcours passait à travers le village de Mijoux, puis autour du golf de la Valserine, par les pistes de ski de fond. La neige était bien damée mais les températures plutôt douces des dernières 48h l'avaient bien ramolie !! Les 7km ont été "vite" pliés, en 49 min pour ma part. J'ai même fini 5ème de ma catégorie... Une première !


Courir sur la neige procure des sensations bien différentes de la course sur chemin. Les appuis sont différents et la respiration, principalement à cause du froid, est un peu courte. Il faut donc gérer l'effort d'une autre manière, ce qui est toujours très intéressant !

J'ai aimé le côté solidaire de cette course qui aide les jeunes en situation de handicap à découvrir des activités sportives, j'ai apprécié le sourire des bénévoles, l'ambiance conviviale de la course, ainsi que le parcours et j'ai adoré le bout de bleu de Gex comme cadeau de course. Et oui, on en a marre des buffs moches donc c'est toujours sympa d'avoir des lots différents.

Je réitérerai sans hésiter ma participation pour 2018.

A très vite !
Anna-Lou Gabelous :-) 

PS : Le gabelou est un synonyme de douanier. Il s'agissait du douanier qui était chargé de collecter l'impôt sur le sel, alias la « gabelle ».


dimanche 13 novembre 2016

Urban trail de Seynod - 13 km !




Première course pour moi depuis... 1000 ans ! Et oui 2014 et 2015 ont été deux années un peu compliquées d'un point de vue santé, mais aujourd'hui tout va mieux. Je n'ai certes plus de thyroïde mais j'ai ENFIN repris du plaisir à courir. Ce n'est jamais facile de se remettre dans l'esprit "course" et sortir de sa zone de confort. Car une chose est sûre, moins on en fait et... moins en fait.

J'ai fait pas mal de vélo et quelques belles randos cet été, c'est pourquoi j'ai décidé de garder un rythme d'entrainement correct. Le changement d'heure est un peu compliqué à gérer, mais j'arrive tout de même à aller courir 1 à 2 fois par semaine.

Une course ??

En allant courir vers chez moi vendredi j'ai vu des flèches au sol - tiens une course ? Sur MON parcours ? - et c'est comme cela que la flamme de la course s'est rallumée en moi, amen. Après quelques recherches, j'ai découvert que la course Urban Race était organisée ce dimanche à Seynod (74) par le club de triathlon du coin, Les Alligators Triathlon.


J'y vais, J'y vais pas...

Quand on a pas mis un dossard pendant 2 ans on se pose forcement quelques questions avant de sauter le pas de l'inscription. Est-ce que j'en suis capable ? Est-ce que je ne vais pas finir dernière ? Est-ce que je suis assez entraînée ? Et puis on se dit que, de toute façon, il suffit de faire la course pour avoir la réponse. Go ! 

Pas de copines motivées, les copains au ski et mon mec en déplacement... Tant pis, j'y vais quand même. Levée à 6h30 pour le petit dej, j'ai ensuite retiré mon dossard à 8h15 pour un départ 1h15 plus tard. Météo plutôt correcte, pas de gelée nocturne, pas trop froid non plus. Je me suis échauffée tranquillement autour de la mairie de Seynod et ai pris le départ en compagnie de Daniel, ancien participant des footings GoodPeopleRun (la grande époque !). C'était très sympa. 

Le parcours de 13km était vraiment chouette et pas vraiment "urbain" comme le nom de la course l'indique. Seulement 20% de route, pour 80% de chemins à travers champs et forêt. Pas de difficulté notoire, mis à part une bonne côte vers Vieugy. Le reste du tracé était vallonné et passait vers chez moi, sur le chemin où je cours toutes les semaines. Autant dire que ça galvanise !

Alors, c'était comment ? 

Au final, j'ai mis 1h24 à boucler le parcours. Pas trop mal pour une reprise, je suis assez contente de moi. J'ai bien réussi à relancer sur le plat et à monter la plupart des côtes en trottinant, YES ! Je suis toujours HYPER lente à partir, mais ça je me demande bien comment je peux faire. Vous avez des conseils ?

RunAnnaLouRun
J'ai vraiment été enchantée par la course. Voici d'ailleurs mon avis un peu plus détaillé sur l'Urban Race 2016 à Seynod:

  • Points positifs : j'ai apprécié le parcours varié et valloné, les bénévoles très sympathiques, le ravito au chaud, le thé à l'arrivée, ainsi que le nombre de WC où il n'y avait pas besoin de faire la queue pendant trois heures (ça a son importance !). 
  • Point négatifs : le prix un peu élevé selon moi. 18€ en s’inscrivant à l'avance et 23€ sur place, pour 13 km ce n'est pas donné. Pour changer du traditionnel tee-shirt informe, l'organisation offrait un bonnet en polaire. Bon, on a vu plus tendance et il m'est un peu grand, mais j'ai déjà trouvé un repreneur masculin. 





Mon parcours


Photo par Bruno Vagnotti


A la prochaine !



mardi 16 août 2016

Yoga à Zanzibar, 10 jours de rêve sur l'Île aux épices



Tout juste rentrée de mes vacances à Zanzibar, je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous mes impressions sur cette île magnifique et sur le superbe stage de yoga auquel j'ai participé.

Zanzibar - Cliquez pour agrandir

Zanzibar est un archipel d'îles au large de la côte Nord de la Tanzanie. L'île principale d'Unguja, où je me suis rendue, est surnommée l'île aux épices car elle a longtemps été l'un des plus grands comptoirs d'Afrique pour le commerce des épices et la culture des clous de girofle.


L'île de Zanzibar est également réputée pour la beauté de ses grandes plages de sable blanc, la gentillesse de ses habitants et le charme désuet de la vieille ville de Stone Town. C'est une destination assez méconnue mais qui vaut vraiment le détour !

Ayant deux semaines de vacances à prévoir cet été, je me suis tournée vers cette destination un peu par hasard et ai eu le déclic en trouvant une retraite de Yoga à Zanzibar via le site BookYogaRetreats.com (que je recommande vivement, super service !).


J'ai réservé mon séjour avec Yoga Zanzibar, en choisissant la formule "budget" pour un total de 756$ pour 10 jours d'hébergement au sein de la guest house Casa Umoja, à Nungwi, et 12 cours de yoga, soit deux cours par jour pendant 6 jours.
L'hébergement était tout à fait correct avec des fruits frais au petit déjeuner et un accès rapide à l'immense plage de sable blanc de Nungwi en moins d'une minute. 

Sunset Yoga Zanzibar

Le stage de yoga était plutôt axé sur une pratique de Vinyasa avec parfois des variantes de Hatha et de Yin Yoga
Deux cours rythmaient la journée : le morning yoga réveillait et dynamisait le corps tout en mouvement, quant à celui du soir, le sunset yoga, il étirait le corps, relaxait l'esprit tout en relançant les flux d'énergie.
Les cours de yoga se déroulaient à quelques dizaines de mètres sur la plage, au sein de l'hôtel Flames Tree Cottages, avec un emplacement différent le matin et le soir, afin de profiter au mieux du coucher du soleil. Les cours sont ouverts à tous les niveaux ce qui est vraiment appréciable. 


Maree, la prof de yoga était vraiment adorable et très présente tout au long du cours, nous accompagnant dans notre pratique tout en étant très à l'écoute de nos sensations. Je me rappelle être allée au premier cours épuisée et le dos en miettes après plus de 11h d'avion et elle a adapté la séance afin que je puisse pleinement en profiter.

Les 6 jours de stage sont passés à une vitesse folle et j'ai vraiment pu ressentir les bénéfices d'une pratique quotidienne du yoga... Peu à peu les tensions disparaissent, les pensées parasites également et on se laisse aller dans l’enchaînement des différents mouvements avec beaucoup de plaisir. J'ai achevé le stage pleinement relaxée et reboostée, je retenterai l'expérience sans hésiter !

Pour concocter votre séjour Yoga à Zanzibar sur-mesure, contactez Marisa via son site www.yogazanzibar.com ou info@yogazanzibar.com   

Et si vous avez des questions, n'hésitez par à m'écrire runannalourun [at] gmail.com :)


Mes coups de cœur à Zanzibar:

  • Le village de Nungwi et la gentillesse de ses habitants, une vraie surprise par rapport à l'aspect très touristique de la plage et de ses hôtels.
  • La vieille ville de Stone Town et la visite de celle-ci guidée par un local nommé Chichi.
  • La petite île de Chumbe Island qui propose des eco-lodges pour un séjour into the wild inoubliable. Tout autour de l'île se trouvent de magnifiques coraux et de superbes poissons multicolores, un petit paradis 100% éco-responsable qui recycle l'eau de pluie, les déchêts et fabrique son propre compost.
  • La ferme de Kizimbani qui cultive des dizaines d'épices, la seule de l'île où il faut marcher et traverser les champs pour aller à la rencontre des plantes.
  • Les centaines de tissus wax qui parent les hanches et les têtes des femmes... Tant de couleurs et de motifs, j'ai craqué et en ai ramené plein !
  • Le décalage horaire de seulement 1 heure en été ! Le top pour reprendre le boulot en pleine forme.
Zanzibar, l'île aux milles surprises...

Visite d'une réserve pour animaux - Cheeta's Rock

A l'intérieur des terres

Chumbe Island et ses petits bungalows en bois

Jozani Forest et un singe Colobus

La plage de Nungwi et un people très VIP

Le clou de girofle, fierté de l'île de Zanzibar


dimanche 3 juillet 2016

[TEST] La ceinture gourde Ergo Belt de CAMP avec flasques souple, pour courir léger (et hydratée)



Le soleil étant ENFIN revenu sur les deux Savoies, j'ai pu avoir le plaisir de chausser les baskets pour quelques sorties trail en Chartreuse et dans le Semnoz. C'est à cette occasion que j'ai testé un nouveau produit développé par Camp spécialement pour la pratique du trail, à savoir le ceinture gourde Ergo Belt équipée de deux flasques souples.

Les photos de la sortie sur
https://www.instagram.com/annalouyeah/ 

On connait tous les ceintures gourdes avec bidons qui sont extrêmement pratiques pour les sorties courtes à moyennes, mais qui présentent l'inconvénient d'avoir une partie rigide dans le dos et un floc floc incessant lorsque le bidon n'est plus plein. 



La marque Camp a développé une ceinture souple qui se place sur le bas du dos et permet de placer deux flasques de 150 ml et 500 ml. Ces petites poches à eau souples se remplissent uniquement d'eau et ne laissent pas passer l'air, ainsi elles restent bien en place, même une fois vidées ! Les deux contenances permettent d'alterner boisson sucrée et eau, selon le besoin.


La ceinture, quant à elle, s'attache grâce à un système de velcros hyper bien pensé, puisqu'il est possible de régler le tour de taille au minimum, ce qui est idéal quand on a la taille fine. De même, les velcros, une fois positionnés, restent bien en place et évitent à la ceinture de trop remonter. Ces derniers ont des coutures plates sur les côtés et ne se scrachent pas au tee-shirt, évitant ainsi de massacrer son haut préféré.

A l'extérieur, une grande poche horizontale permet de ranger son smartphone, son paquet de mouchoirs, une barre de céréales, ses clés... Avec une grande fermeture éclair, pour plus de sécurité. On peut ainsi choisir de partir avec la ceinture seule afin de transporter son téléphone et quelques affaires, puisque celle-ci est vraiment fine et ne se fait presque pas sentir.  

Le deux seuls mini défauts que j'ai pu trouver à cette ceinture sont que l'on glisse les deux flasques dans une seule et même grande poche horizontale ce qui rend un peu difficile le positionnement de ces dernières. Néanmoins une fois le coup de main pris, les flasques restent bien en place. Le second point négatif concerne les flasques en elles-même. En effet, lorsque celles-ci sont pleines, si on a le malheur d'appuyer dessus (par exemple  pour les glisser dans la poche) l'eau sort par le goulot en mode pistolet à eau. La sortie trail peut ainsi vite virer au concours de tee-shirt mouillé, mais cela ne déplaira pas à tout le monde.

Globalement, cette ceinture est vraiment top et n'est pas un énième gadget qui encombrera votre placard mais bel et bien un indispensable running. Sa légèreté, son système d'attache simple et efficace, ses deux flasques ultra pratiques en font accessoire idéal pour le trail. Je m'en sers sur toutes mes sorties, courtes ou moyenne distance, puisqu'il est possible d'utiliser les deux flasques ensemble ou séparément selon la distance. 

En savoir plus:


lundi 6 juin 2016

La Biarrose - Course 100% féminine et solidaire à Biarritz



Les courses girly sont à la mode depuis quelques temps déjà et permettent de soutenir de nombreuses causes, comme on a pu le voir avec les courses Odyssea ou la Marseillaise des femmes. Je partage sur mon blog les courses qui m'ont tapée dans l’œil et auxquelles je ne peux pas toujours participer. Aujourd'hui direction les Côtes Landaises !



Si vous êtes du côté de Biarritz le 3 Juillet je vous invite à découvrir La Biarrose, une course féminine et solidaire de la lutte contre le cancer du sein.

Pour la 4ème fois, Biarritz accueille cette course girly mais pas cucul avec une programmation qui donne envie d'enfiler ses baskets et courir entre nana. Le parcours permet de découvrir les magnifiques plages de Biarritz et de profiter pleinement des embruns marins.

Cette course permettra de soutenir deux associations, Life is Rose & Keep A Breast, qui participent à la prévention et la prise en charge des cancers du sein.

Plus d'infos sur : http://www.la-biarrose.fr/

lundi 23 mai 2016

[TEST] Cébé S'pring - les lunettes de soleil pour traileuse intrépide




Si vous êtes un lecteur assidu de mon blog (grand bien vous fasse), vous avez certainement lu l'article que j'avais écrit il y a 3 ans, lors de mon test des lunettes unisexe Cébé S-Track, développées par Cébé et Sébastien Chaigneau. Ces lunettes étaient vraiment top, mais leur principal défaut étaient les branches en relief dans lesquelles les cheveux s'emmêlaient. 



En 2016, Cébé a fait évoluer son modèle phare de lunettes pour le trail et propose désormais les Cébé S'Pring ! Ces lunettes pour femme tiennent de leur grande soeur les S-Track, mais sont conçues pour offrir une stabilité inégalée et s'adapter parfaitement aux visages féminins. 


Confort & stabilité

Cébé a amélioré la forme des branches grâce au procédé Symbiothec, qui associe la branche principale et la patte intérieure qui maintient les lunettes sur les tempes. Ainsi, plus de problème de cheveux coincés, on peut porter ses Cébé sur la tête ! Gros + également, la monture est hyper confortable et n'appuie ni sur le nez, ni sur les oreilles, ce qui est appréciable quand on court plusieurs heures avec.

Les verres en polycarbonate sont de très bonne qualité et offrent un confort de vue optimal, même par forte luminosité. Pour les journées nuageuses, un deuxième jeu de verres plus clairs est fourni. Le système d'interchangeabilité est bien conçu et permet de changer les verres très rapidemment.


Verres miroirs et monture funky

Côté look, j'ai eu un coup de coeur pour le modèle rose avec les verres miroirs couleur arc-en-ciel. Vous avez peut-être pu le remarquer dans la rue ou dans les magazines : les verres miroirs sont vraiment la tendance de l'été ! Associés à une monture funky rose et violette, on n'est pas loin d'attendre le sans faute niveau style. Que les plus discrètes se rassurent, ce modèle existe en 5 coloris, du noir au blanc/bleu, en passant par le rose/vert. Vous trouverez forcémment une paire à assortir à vos baskets. ;)

Prix: 99€, avec -5% sur Lunettes-de-soleil.fr

     Testées et approuvées lors d'une sortie dans le Colorado Provençal     

Lunettes de soleil Cébé s'pring matt purple pink 1500 grey af pink





samedi 27 février 2016

Escale à Marie-Galante, au coeur des Caraïbes




J'ai le plaisir de vous faire découvrir aujourd'hui Marie-Galante, petite île d'environ 12000 habitants et d'une superficie de 170,5 km2, située au large de la Guadeloupe dans les Caraïbes. Cette île, que je connais bien, est un vrai paradis préservé et authentique, assez éloigné du tumulte de la métropole et des îles très fréquentées des Caraïbes. 

Plage de la Feuillère



Dans les terres, les champs de canne à sucre s'étendent à perte de vue et offrent un terrain idéal pour les footings matinaux, à condition de partir vers 6h pour éviter les grosses chaleurs.

Côté mer, l'île offre de grandes plages de sable fin comme la plage de la Feuillère ou celle de Folle Anse, mais aussi des plages plus isolées bordées de récifs coralliens, comme l'Anse Feuillard.




Les spécialités locales comme le colombo de poulet, les langoustes, les ignames, les bananes légumes, le poulet boukané ou le poisson grillé sont un vrai régal ! Il existe de nombreux restaurants et petits bouiboui offrant une cuisine typique et généreuse, avec des produits frais et locaux,

Coupeur de canne à sucre

Côté rando, six itinéraires permettent de parcourir l'île de Marie-Galante à pied et de découvrir la richesse de ses paysages. Je vous conseille le sentier de la côte Est, en partant de l'Anse Feuillard, qui longe la mer et ses roches déchirées par les vagues. Une autre balade très sympatique est celle de Vieux Fort, qui forme une boucle autour de la rivière éponyme, du côté de Saint Louis. Le sentier alterne entre forêt tropicale, plages, champs de canne et mangrove... De quoi satisfaire le plus grand nombre !

Coraux


Vous êtes fan de plongée et snorkelling ? 
Je vous suggère d'aller observer les étoiles de mer à Folle Anse, les coraux à l'Anse Feuillard et les poissons à la barrière de corail de la plage de la Feuillère. Selon les années, les fonds marins peuvent être très colorés et riches en poissons ! Un vrai aquarium à ciel ouvert...




Pour rejoindre Marie-Galante, il vous faudra vous armer de patiente car l'île n'est desservie que par bâteau, l'aéroport de Capesterre ayant fermé il y a quelques années. Il est ainsi possible de réserver un vol pour Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, et rejoindre Marie-Galante en bateau, via la compagnie l'Express des Îles.

J'espère que mon article vous aura donné de voyager et de découvrir cette île aux mille couleurs que j'aime tant !

Bonne découverte et à très vite,
RunAnnaLouRun

Découvrez mes photos sur mon Travelgram


vendredi 1 janvier 2016

[TEST] Veste Castelli - le coupe-vent idéal pour les sorties vélo hivernales



Castelli est une marque d'équipements pour cyclistes qui propose une gamme de vêtements techniques femmes et hommes pour la pratique du vélo de route et du triathlon. J'ai eu l'occasion de tester la veste coupe-vent de leur collection automne-hiver. 


Suivez-moi sur Instagram : annalouyeah
L'atout majeur de cette veste vélo pour femme est sa légèreté (93g) et sa résistance au vent. En effet, son utilisation est idéale pour les sorties hivernales par températures douces car, on ne va pas se mentir, un coupe-vent ne tient pas vraiment chaud. Cette veste s'associe très bien avec une (ou plusieurs) sous-couche(s) bien chaude(s) et se plie très facilement pour se glisser dans une poche, idéal lorsque l'on enchaine montées et descentes.

Malgré sa finesse, la matière semble assez résistante et se lave facilement à la main. La coupe près du corps et ressérrée à la taille permet de garder la chaleur et limiter l'effet gonflant qu'ont parfois les vestes de vélo ! Le design quant à lui est assez chouette, avec une petite touche de rose au niveau du col et le fameux logo au scorpion sur le torse.


Côté prix, comptez une soixantaine d'euros pour cette veste vélo femme Catselli dont le rapport qualité-prix est très satisfaisant. J'émets juste un bémol concernant la respirabilité du tissu qui ne m'a pas semblée exeptionnelle. J'ai remarqué qu'il restait pas mal d'humidité condensée sous la veste à l'issue de la sortie, néanmoins je n'ai rien à redire concernant la protection face au vent qui se montre à la hauteur de mes attentes.

Veste Castelli Femme - Automne Hiver 2015-2016


Pour plus de renseignements : www.castelli-cycling.com

mardi 8 décembre 2015

De l'art de se fixer des défis...



Il existe plusieurs sortes de défis, les défis du quotidien, ceux que l'on rencontre au travail ou encore ceux de la société... Mais il existe aussi des défis qui paraissent, au premier abord, moins importants mais qui pourtant aident à se construire et à avancer.

J'aime ces petits défis que l'on se fixe chaque jour... Courir tout en haut de la colline sans s'arrêter, pédaler le plus vite possible jusqu'au prochain arbre, réussir à faire le poirier sans mur derrière soi, les exemples sont nombreux mais les enjeux sont parfois majeurs, puisqu'il s'agit de repousser des limites invisibles et, au final, d'apprendre à mieux se connaitre.

L'année de mes 25 ans a été marquée par des problèmes de santé qui m'ont donné le sentiment de ne plus pouvoir rien contrôler, si ce n'est mon moral que j'ai réussi à maintenir au beau fixe. Maintenant que je me sens mieux et que j'arrive à reprendre le "contrôle", tout relatif, de mon corps, j'ai décidé de me fixer pour objectif d'apprendre à nager le crawl.

Pour moi, qui a grandit à la montagne et a appris à nager la brasse à 12 ans, apprendre à crawler est un véritable défi, auquel j'attache beaucoup d'importance. J'ai donc trouvé un prof particulier et ai pris plusieurs cours... Aujourd'hui, après 7 longues et éprouvantes leçons, j'arrive à crawler même si la technique et le souffle laissent à désirer (cf. photo ci-dessous).

J'essaye de me tenir à ce challenge en allant à la piscine une fois par semaine, même si je hais l'odeur du chlore et les pédiluves (tout en appréciant la vue des nageurs musclés à travers mes lunettes embuées). J'ai même d'ailleurs super hâte de pouvoir aller nager au lac d'Annecy cet été !!

Et vous, quel est votre challenge du moment ? 


lundi 19 octobre 2015

Première neige au Parmelan



Loin de l’image maussade qu’on peut en avoir, l’automne est une de mes saisons préférées car elle offre un panel de couleurs incroyables. J’ai ainsi profité d’une belle journée au travers des nuages pour emmener des amis découvrir le Parmelan, sommet au-dessus d’Annecy.


Une belle pellicule de neige avait été déposée par les précipitations de ces derniers jours et nous avons pu savourer le bonheur de galoper sur un joli manteau blanc. Quelques passages très glissants dans le Grand Montoir ont demandé un peu d’attention, mais globalement la balade en valait la peine !


Une fois au sommet, le vent fort ainsi que le froid mordant nous ont motivé à aller boire un café au refuge, endroit super chaleureux idéal pour une petite halte régénérante.


Je vous laisse admirer les photos de ces conditions quasi hivernales ! J







vendredi 24 juillet 2015

[TEST] Lunettes de soleil Julbo Alagna Femme


Cela fait plusieurs semaines que je teste avec plaisir les lunettes de soleil Julbo Alagna pour femmes et croyez-moi, après avoir été opérée des deux yeux début juin, je prends la chose très à cœur. 


Ces lunettes sont idéales pour les visages fins car elles enveloppent à merveille les yeux, le nez et les tempes, sans laisser filtrer de courant d'air désagréable lorsqu'on court. Ce qui est étonnant, c'est l'excellente stabilité de la monture, même lorsque l'on pratique des sports à fort impact comme le vtt ou le trail. Leur légèreté est un vrai plus, on ne les sent pas!

Les branches sont fines, ce qui permet un bon placement sous le casque, tout en évitant les douleurs au dessus des oreilles. Testées sur plus de 200 km à vélo, ces lunettes sont un bon compromis pour celles qui veulent des lunettes de soleil Julbo enveloppantes mais pas imposantes.

Les verres polarisés catégorie 3 des Julbo Alagna sont très performants et offrent un vrai confort au niveau de la vision, que ce soit pour neutraliser les reflets ou améliorer les contrastes. Une solution idéale lorsque l'on a la chance d'habiter au bord du magnifique lac d'Annecy !

Leur gros avantage ? Elles peuvent aussi bien se porter en ville qu'en montagne, leur look casual s'adapte à toutes les situations.

Ces lunettes de soleil sont vraiment pas chères, 58,50€ sur le site www.lunettes-de-soleil.fr et sont disponibles en violet (polarisé), chocolat (spectron 3) et blanc (spectron 3+). 

Au sommet du Mont Veyrier, au dessus du Lac d'Annecy !



mardi 27 janvier 2015

Thyroïdectomie mon amour




Trois mois se sont écoulés depuis mon dernier article et il s'est passé un certain nombre de choses dans ma petite vie. Tout d'abord, j'ai eu 25 ans... J'aurais pu souffler mes bougies sur le bureau de mon Endocrinologue puisque j'ai eu rendez-vous avec elle ce jour-là. Ensuite, j'ai repris un petit peu la course à pied. J'ai fait 5 kilomètres par-ci, par-là, entre midi et deux. J'ai repris le yoga plus sérieusement et ai enchainé les cours de Vinyasa à la Movement Factory de Genève. Globalement, je me suis sentie mieux, un peu moins fatiguée, mais quand même pas au top de ma forme. Et puis, j'ai dû tout arrêter à nouveau pour me faire opérer.


Thyroïdectomie for the win...

La conclusion de la thyroïdectomie totale s'est imposée à moi comme une évidence puisque j'ai eu une maladie de Basedow sévère, doublée d'une orbitopathie Basedowienne assez compliquée à gérer.

Je suis donc passée sur le billard le 14 janvier dernier, à la Clinique d'Argonay, entre les mains expertes du Docteur Destrumelle.


Photo non contractuelle de mon chirurgien
Mon admission à la clinique s'est faite la veille, vers 16h. J'ai été installée dans une chambre double avec une coloc hyper sympa puis ai reçu la visite de l'anesthésiste, du chirurgien et des nombreuses infirmières du service. Je n'ai pas trop touché au repas car c'était ignoble (pire qu'à l'hôpital c'est pour dire). J'ai ensuite eu le plaisir de m'adonner à la douche à l'Hibiscrub, ce désinfectant à l'odeur ignoble qui assèche la peau, emmêle les cheveux et fait ressembler à Cruella. N'étant pas vraiment stressée, j'ai dormi comme un bébé (même pas eu besoin de lancer ma playlist Beyoncé).



RunAnnaLouRun from the block!

Les infirmières m'ont réveillée à 6h20 pour reprendre une nouvelle douche à l'Hibiscrub avant d'enfiler la chemise ouverte aux fesses, les sabots en papier et la charlotte moche. Un peu avant 7h, un charmant brancardier est venu me chercher pour m'emmener au bloc.

Arrivée dans le hall des blocs, je me suis retrouvée avec d'autres patients tous plus stressés les uns que les autres, mais moi j'étais peace, cool, relax. Oui, j'ai beaucoup regardé Urgences dans mon enfance, ça dédramatise le truc. Et puis tout le monde était sympa, l'anesthésiste m'a bien fait rire, le chirurgien aussi... Bon, les infirmières se sont rendues compte qu'elles avaient oublié de me donner le cachet décontractant qui aide à supporter le stress et la douleur au réveil. Tant pis pour moi ! On m'a posé le cathéter (un rose donc petit), puis installée sur la table d'opération. J'ai eu droit à une première seringue pour m'endormir, "l'apéro" comme l'a appelé l'anesthésiste, qui m'a fait me sentir hyper mega bourrée. Puis, deuxième seringue et paf le black-out.

J'ai ouvert les yeux vers 11h et ai tout de suite vu une infirmière au dessus de moi. C'est con, mais je me suis dit "cool je suis en vie". J'ai touché mon cou pour voir si je n'avais pas rêvé et ai bien senti un gros pansement. La douleur était supportable, certainement car j'étais blindée de morphine. J'ai attendu là une bonne demi-heure pendant qu'on m'injectait des trucs, puis suis remontée dans ma chambre.



Et c'est là que les "ennuis" ont commencé... J'ai très mal supporté l'anesthésie et ai vomi toutes les 20 minutes le reste de la journée. Je ne pouvais plus marcher, mes jambes ne me portaient plus, tout tournait, j'avais chaud et me sentais terriblement mal. Le fait de vomir, quand on s'est fait enlever la thyroïde, n'est pas franchement agréable car cela tire un peu sur les points. Heureusement ceux-ci sont solides et résistent au vomito.

S'en est suivi une série de difficultés dont on a pas conscience lorsque l'on est bien portant : appeler l'infirmière pour faire pipi (dans une bassine, sur son lit, comble de l'horreur), pour boire, pour enfiler son tee-shirt, ne pas pouvoir manger ou se lever... Bref, c'était abominable. J'ai dormi avec une perf d'anti-vomito et d'eau pour m'hydrater.


Libérééééeee, délivréééeeeee...

Le lendemain, ça allait beaucoup mieux. Bon ça tournait encore un peu autour de moi et mes jambes étaient cotonneuses, mais j'ai réussi à trouver la force d'aller me laver et me rendre présentable. J'ai pu voir ma cicatrice qui m'a parue un peu moche, mais dont l'infirmière a dit qu'elle était très belle. Je suis sortie de la clinique vers 11h avec un nouveau pansement. 

Les jours suivants, je ne suis pas sortie de chez moi. J'avais mal au cou et à la nuque. Ces douleurs étaient en partie dues à la position opératoire, où la tête est en hyper extension. J'étais aussi un peu flagada...

Mon état actuel... ;)

Cinq jours après l'opération, j'ai pu faire enlever le fil de ma cicatrice. Il a fallu un peu tirer (berk), mais j'ai ensuite pu apprécier ma liberté retrouvée : celle de se promener le cou à l'air ! La cicatrice est assez impressionnante car longue (8 cm), mais comme l'a dit mon chirurgien, j'ai eu un "gros gros Basedow". Je bats donc à plates coutures ma voisine, qui a eu la même opération, mais une cicatrice bien plus petite.



A l'heure actuelle, 12 jours après l'opération, je suis toujours bien fatiguée mais je me sens mieux. J'ai juste fait un malaise à la pharmacie mais rien de dramatique. Je prends du Levothyrox 125mg et ai une prise de sang programmée pour la semaine prochaine.




Ma cicatrice est plutôt jolie, ça fait punk !


Je suis sur-motivée pour reprendre la course à pied, le ski et le vélo. A très vite pour de nouvelles aventures que j'espère plus réjouissantes !! J'ai hâte.




lundi 3 novembre 2014

Maladie de Basedow - une pause s'impose !



Voilà une éternité que je n'ai pas écrit sur RunAnnaLouRun.com ! Il faut dire que la forme n'était pas au rendez-vous... En effet, on m'a diagnostiqué en juin une forme sévère de la maladie de Basedow. Rassurez-vous, je vais TOUT vous expliquer :).


La maladie de Basedow, qu'est-ce que c'est ?

Cette maladie auto-immune est en fait un dérèglement de la thyroïde (hyperthyroïdie) qui cause, dans certains cas plus rares, des complications oculaires comme une exophtalmie. En gros, cela rend les yeux exorbités et les tissus mous des paupières gonflés. A cela s'ajoute des douleurs et irritations de l’œil, comme la photophobie ou une sensation de grains de sable dans les yeux. L'aspect physique du visage en est modifié, puisque l'exophtalmie écarquille les yeux et donne un regard étonné.

Les symptômes généraux de l'hyperthyroïdie sont listés ici.

Mes symptômes 

Dans mon cas (hyperthyroïdie), j'ai essentiellement ressenti l'hyperthermie. C'est complètement dingue mais j'ai passé l'hiver en tee-shirt quand mes collègues portaient des pulls !
J'avais également tout le temps faim, ce qui a entrainé, inexorablement une prise de poids (+10 kg wahou). Drôle de sensation d'avoir avalé un plat de pâtes et d'avoir encore faim 1h plus tard...
J'ai remarqué aussi avoir tout le temps la sensation que mes jambes grattaient. Je perdais beaucoup mes cheveux, avais des crampes et toussais comme une perdue (le goitre m'empêchant de respirer correctement). 

Au niveau du comportement, j'étais beaucoup plus énervée qu'à l'habitude. Étant d'un naturel speed, je suis devenue complètement chiante, il faut le dire (mais ce n'est pas de ma faute, c'est la thyroïde hihihi). J'ai noté d'importantes pertes de mémoire et un trouble certain de la concentration... Impressionnant ! Heureusement pas de dépression, je garde toujours un bon moral (même sans course à pied).

Côté cardiaque, mon principal problème a été la tachycardie pendant plus de 6 mois... Mon cardio Garmin ayant fait de jolies pointes de FC à plus de 210 bpm. A ce stade là on peut bien sûr en crever, mais j'ai pu constater que j'étais une warrior et que mon cœur en avait encore sous le pied !

Le symptôme le plus important de cette maladie a été, chez moi, la modification progressive de mes yeux. 

Celle-ci s'est faite sur plusieurs mois... Beaucoup de personnes de mon entourage l'ont remarquée, sans oser me le dire (à part ma copine infirmière qui a été la première à détecter le problème). Même mon médecin traitant n'y a vu que du feu et pourtant c'était flagrant (cf. photo ci-dessous). Mes yeux sont devenus exorbités et gonflés au dessus et au dessous. Bye bye les yeux de biche, bonjour les yeux de lapin !

En haut : avec Basedow / En bas : mes yeux "normaux" avant d'être malade

Diagnostic

Ma maladie a été détectée en juin, mais les premiers symptômes sont apparus, de mémoire, en décembre 2013 / janvier 2014. Malheureusement mon médecin traitant n'avait rien vu... C'est le médecin du lundi - mardi qui a trouvé ce que j'avais, sans hésiter le moindre du monde ! J'ai donc dû faire de nombreux examens : prises de sang hebdomadaires, échographie de la thyroïde, radio, IRM, examens ophtalmiques et orthoptiques, etc.

Une fois le diagnostic posé j'ai débuté une nouvelle vie : celle du malade longue durée.


Traitement

Traitée au Thyrozol 40 mg pendant plus d'un mois, je suis alors passée en hypothyroïdie. Le traitement était tellement costaud qu'il m'a physiquement à plat et m'a fait prendre quelques kilos. Les doses ont été ajustées au fur et à mesure, pour finalement être à 5 mg aujourd'hui.

En concertation avec ma super endocrinologue de l'hôpital d'Annecy, j'ai accepté l'option hospitalisation et corticoïdes. Il s'agit d'un protocole Européen, appelé EuGoGo, qui recommande, dans certains cas, une corticothérapie au long cours afin de traiter l'ophtalmopathie Basedowienne (la réussite étant à peu près de 50%). Je suis également suivie à l'hôpital Neuro Cardio de Lyon, qui compte des spécialistes de cette maladie.

J'ai donc débuté en août une cure de corticoïdes en intraveineuse, à l'hôpital d'Annecy. Cela consiste à passer un jour par semaine à l'hôpital et ce pendant 12 (très longues) semaines. Durant cette journée, on pratique de nombreux examens : prises de sang et pose d'un cathéter auquel sera relié une poche de corticoïdes (bolus de Solumédrol, 6 x 500 mg et 6 x 250 mg). 

Il y a une semaine j'ai terminé les séances de corticothérapie... Ouf ! Je commençais à sérieusement fatiguer et mes veines sont devenues de plus en plus dures à piquer. Entre la veine qui claque, celle qui est transpercée, l'autre qui décide de rouler au dernier moment, on ne s'en sort plus. Heureusement que les infirmières de l'hôpital d'Annecy ont été HYPER sympas, on a bien rigolé, ce qui m'a fait oublier mes misères de junky et mes bras tous bleus.


Sport & basedow

J'ai été contrainte d'arrêter toute forme de sport et d'effort début juin. Imaginez RunAnnaLouRun sans sport... C'est comme Bernard sans Bianca, un camé sans sa dose quotidienne, Tintin sans Milou, bref c'est à la limite de l'impensable ! Et bien, il a fallu s'y résoudre. La priorité était de me soigner et de mettre mon organisme au repos forcé. En effet, continuer le sport à l'intensité où je le pratiquais pouvait être dangereux pour les organes vitaux (la thyroïde chamboule tout) et pour ma guérison.



Un des effets de bord de la maladie étant la fonte musculaire, j'ai perdu beaucoup de muscle... Adieu les abdos et les fesses en béton ! Il faudra tout reconstruire et repartir de zero, dès que ça ira mieux.

Je suis donc en abstinence sportive depuis le 3 juin 2014. #manque #manque #manque
Bon j'ai quand même sorti le VTT une ou deux fois, mais ne le dites pas à mon médecin !







La suite

5 mois après avoir été diagnostiquée je ne suis pas toujours guérie ni vraiment stabilisée, mais je me sens mieux ! Les symptômes que je ressens sont essentiellement liés à la corticothérapie au long cours : baisse des défenses immunitaires, grosse fatigue, carences, etc.

On estime d'ailleurs la durée du traitement de l'hyperthyroïdie à 18 mois, pour ensuite évaluer ou non la guérison. Dans mon cas, celle-ci est plutôt mal engagée (risque important de rechute), c'est pourquoi le médecin a proposé une thyroïdectomie. Ce nom barbare signifie "couik on te la coupe, cette fichue thyroïde". On m'enlèverait donc la thyroïde début 2015. Cette opération assez courante laisse une jolie cicatrice au milieu du cou et nécessite la prise d'un traitement à vie, mais au moins... plus de Basedow (pow polopopopowww) !

Concernant les yeux, j'éviterai la radiothérapie et la décompression orbitaire, qui sont des pratiques pas très funky. A la place, j'aurai droit à une chirurgie réparatrice des paupières, histoire de retrouver un regard à la Kim Kardashian. Mais ce n'est pas encore sûr à 100% et c'est plutôt prévu pour 2016.

Sinon j'ai perdu 7 kg sur les 10 pris... Et mes yeux sont bien moins exorbités qu'en juin dernier. Donc no worry, il me reste encore un peu de sex-appeal. :-)



Voilà maintenant vous savez tout !  Je vous dis à très vite pour vous donner des nouvelles qui seront, je l'espère, plus réjouissantes.




Liens sur la maladie de Basedow : 

lundi 30 juin 2014

Trail du Grand Duc 2014 : une édition pluvieuse !


Hier se déroulait le Trail du Grand Duc en Chartreuse. Cette course a mon âge et fêtait ses 25 ans cette année ! Une édition anniversaire placée sous le signe de... la pluie. On se serait cru en Novembre...

Ce magnifique trail se déroule sur le massif de la Chartreuse, entre Grenoble et Chambery. Plusieurs possibilité de participation s'offrent aux traileurs : en solo (85km et 4790D+), en duo (36km et 2550D+, ainsi que 48km et 2220D+) et en relais de 5.



C'est cette dernière option que mon équipe et moi avons choisi. Malheureusement, quelques soucis de santé m'ont empêchée de courir... L'équipe mixte s'est transformée en équipe masculine, ma maman étant en minorité au sein de notre team. 





Le départ a été donné à 7h du matin et ma chère maman s'est élancée sur cette première étape très exigeante. Au programme : montées et descentes raides dans la boue, où il fallait parfois marcher à 4 pattes pour réussir à s'en sortir. Glissades, chutes, ventri-glisse et fessi-glisse ont rythmé les 24 km, 1650 D+ de l'étape !! Quel courage, je suis admirative de sa performance. Elle termine en moins de 4h. 






La deuxième étape fût plus cool malgré le parcours qui a été rallongé de 5 km. En effet, les conditions climatiques n'étant pas franchement au top, les organisateurs ont décidé d'éviter la grimpée au Mont Outheran et d'opter pour une solution de contournement. Gaël était content de sa course malgré la pluie et la vue bouchée... Pas eu de chance de ce côté là pour ses 12,6km et 900D+.

La vue à 7h du matin de chez moi !! Ça fait envie non ?

La troisième étape fût longue et exigeante, notre Nico national a tout de même réussi à  nous faire gagner plusieurs places au classement. Côté météo il sera passé par tous les temps : départ sous la pluie, puis vent, nuages, pluie et enfin ciel bleu ! C'est à ne plus rien y comprendre. Bravo à lui d'avoir affronté la deuxième épreuve la plus dure, à savoir 19,4km pour 750m de D+.



Arrivée au Désert d'Entremont le Vieux
Greg a enchainé sur la quatrième étape et, chanceux qu'il est, à eu droit à un splendide soleil ! Il avait la pression car la barrière horaire était à 18h. Mission accomplie de ce côté là, car notre dernier relayeur est parti à 18h00 ! Un beau parcours de 15,8km pour 660m de D+ jusqu'à Saint Christophe la Grotte, au pied des montagnes Chartrousaines. Bon il faut l'avouer, il a désormais une cheville en moins... Bon rétablissement à lui et merci de t'être dévoué pour me remplacer !



Last but not least, Manu le warrior est parti pour en découdre avec ce 25ème Trail du Grand Duc et boucler le parcours sur la cinquième étape. C'est sous un temps abominable et un orage bien costaud, qu'il est revenu sur Saint Pierre d'Entremont via La Ruchère, Le Pas Dinay et les falaises du Frou, soit 13km pour 810D+. Bravo à lui, notre équipe termine la course à 20h20... OUF !

Ce fût une très belle course malgré le temps. Même si je n'ai pas pu courir, j'ai beaucoup apprécié l'esprit d'équipe et le passage de relais. Par ailleurs, la Chartreuse est le coin où j'ai grandi... C'est pourquoi j'ai un attachement très fort à cette terre, parfois hostile... La nature à l'état brut !

Une partie de l'équipe



Un ENORME merci aux bénévoles !! Il y a un véritable esprit collectif et de nombreux bénévoles sont venus en famille aider au bon déroulement de la course. La belle gosse qui servait les crozets, c'est ma copine Julie. Merci également à Lionel Fouque, directeur de l'agence de randonnée pédestre PEDIBUS, pour l'organisation.





A l'année prochaine avec, je l'espère, une météo plus clémente et un meilleur balisage !